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s8 l'appui de notre perception se dérobe : il nous fait défaut1 - cet effet s'appuie sur le paradoxe n° 8 2 - l'appui fonctionne à l'aide du paradoxe 3 - il s'organise au moyen du paradoxe 4 - il est noué par le paradoxe clef Justification du caractère synthétique de type lecture : nous ne pouvons pas être déséquilibré par la surprise de ne pas trouver l'appui attendu si nous ne sommes pas dans la situation de compter sur la stabilité de cet appui |
étape B0-11 - le cheval de Vogelherd : par
réflexe installé en nous, nous percevons une forme qui se dresse
dans l'espace en ressentant son appui au sol, de la même façon
que nous ressentons nos pieds qui s'appuient sur le sol pour lutter contre
la pesanteur. C'est là l'appui normal instinctif de notre perception
globale, d'autant plus lorsque la forme à percevoir est un animal
qui dispose comme nous de pattes / jambes pour se dresser dans l'espace.
Ici les pattes sont cassées : le point d'appui central de notre perception
se dérobe donc au moment même où il se propose à
nous, au moment même où l'automatisme de notre instinct nous
fait l'utiliser


étape B0-21 - taureau à Teyjat : la
perception de ce corps en fil de fer, comme transparent, déroute notre
perception habituelle. Usuellement un animal se voit grâce à
la présence de sa peau, de la couleur et de la texture de son volume
extérieur, or, ici, presque tout ce qui fait habituellement la présence
dans l'espace de l'animal s'évanouit, disparaît, se dérobe.
Souvent, comme dans l'exemple donné précédemment, c'est
par la perte d'appui au sol que cet effet se manifeste, mais ici, par l'effet
de transparence du pelage, c'est directement le renseignement qui sert d'appui
visuel à notre perception réflexe qui se dérobe. Cette
dérobade de l'appui visuel utile à notre perception du volume,
met en doute par ricochet la perception de notre propre équilibre
interne, et elle déstabilise par conséquent la position de
notre centre d'équilibre corporel
étape D0-11 en Occident - la Dame à la Licorne (fin du 15e siècle) : contrairement
aux deux exemples précédents, dans ce cas ce n'est pas notre
perception réflexe qui est déçue, mais le mode de perception
que nous avons été amenés à utiliser pour lire
l'ensemble de la forme. Ici, pour lire la continuité verticale
du paysage,
nous utilisons la fine trame des feuillages dont nous suivons des yeux la
continuité, et en trouant cette trame, les larges silhouettes déstabilisent
notre perception, elle lui dérobent l'appui qui est utilisé
par notre perception pour lire la forme, pour la saisir


étape B0-11 - félin abstrait de Vogelherd : les
pattes sont cassées, et le point d'appui central de notre perception
se dérobe au moment même où il se propose à nous
pour ressentir la forme, de façon réflexe, à partir
de son appui au sol


étape B0-21 - femmes sans pieds ni tête à Fronsac : les pieds manquent, et de ce fait l'appui au sol des deux formes se dérobe,
décevant notre perception réflexe qui ressent une forme humaine
par analogie avec notre corps qui s'appuie sur le sol


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liste des effets propres à ce paradoxe |