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s11 on
est attiré à égalité par une grande quantité
de formes équivalentes qui se font mutuellement concurrence : on est
débordé par le nombre, et parmi elles on ne trouve pas une
forme privilégiée sur laquelle nous pourrions spécialement
fixer notre attention1 - cet effet s'appuie sur le paradoxe n° 11 2 - l'appui fonctionne à l'aide du paradoxe 3 - il s'organise au moyen du paradoxe 4 - il est noué par le paradoxe clef Justification du caractère synthétique de type lecture : l'effet de concurrence mutuelle implique que nous soyons simultanément et inséparablement attirés vers chacune des formes et retenus de la privilégier à cause de l'attirance qu'exerce chacune des autres. Dans cette expression, domine l'impression d'être submergés par le grand nombre des formes semblables et l'impossibilité complète d'opter pour l'une plutôt que pour l'une des autres, tandis que dans l'expression a11 |
étape B0-12 - personnage de Malta : notre
regard hésite entre une multitude de boudins similaires, sans être
spécialement conduit à s'arrêter sur l'un d'eux


étape B0-12 - rhinocéros en troupeau à la grotte Chauvet : notre
regard est confronté à une multitude de cornes similaires (croquis
de gauche), sans avoir de raison particulière d'être attiré
par l'une plutôt que par l'autre. Il erre alors de l'une à l'autre
sans pouvoir se fixer sur aucune, car toutes nous attirent à égalité.
la même chose vaut pour l'empilement des profils dorsaux semblables
les uns au dessus des autres : on ne sait sur lequel poser notre regard (croquis
de droite)


étape B0-12 - panneau des chevaux à la grotte Chauvet : quatre
têtes de chevaux sont côte à côte, et d'importance
équivalente. Vers laquelle diriger notre regard ? Sur laquelle nous
fixer ? Impossible de décider, car toutes se valent en importance,
et toutes se distinguent pour attirer notre attention. Notre regard va donc
en saccade de l'une à l'autre, entraîné vers chacune,
mais retenu par les autres de nous y laisser entraîner car elles aussi
nous entraînent avec une même intensité


étape B0-12 - tête de bison à Gargas : à
cause de la profusion de hachures sensiblement de la même taille, notre
regard papillote : il ne sait s'il doit se fixer plutôt sur tel paquet
de hachures ou plutôt sur tel autre (par exemple sur les hachures du
dessous de la tête ou sur celles du dessus - croquis de gauche). De
même, dans chaque groupe de hachures, il ne sait où spécialement
poser le regard, il ne sait sur quel trait spécialement s'arrêter
(croquis de droite)


étape B0-21 - femmes sans pieds ni tête à Fronsac : les
trois torses sont tellement équivalents que nous ne parvenons pas
à nous fixer sur l'un de façon privilégiée :
ils nous entraînent tous à égalité, ce qui nous
retient d'aller vers l'un plutôt que vers l'autre. De la même
façon, au niveau des fesses, des cuisses et jambes, les deux femmes
sont tellement semblables que notre regard alterne sans cesse entre l'une
et l'autre : dès que l'une retient notre regard l'autre nous entraîne
vers elle, et réciproquement


étape B0-21 - le bouquetin de Derava : la
multitude des traits espacés qui dessinent la fourrure se font mutuellement
concurrence. Notre regard papillote de l'un à l'autre sans pouvoir
se fixer sur l'un plutôt que sur l'autre


étape C0-35 en Occident - une verrière du 14ème à Amiens : notre
attention est attirée de façon équivalente par chacune
des découpes lumineuses, ce qui nous retient d'aller spécialement
vers l'une plutôt que vers l'autre

étape C0-35 en Occident - la voûte de la nef d'Exeter (début 14ème) : croquis
de gauche > hésitation entre les diverses clefs saillantes - croquis
du centre > hésitation entre les nervures d'un même bouquet
de nervures - croquis de droite > hésitation entre les différents
bouquets de nervures

étape C0-35 en Occident - la façade de la
cathédrale de Strasbourg (fin 13ème/début 14ème) : la
linéarité des trajets verticaux en filigrane nous entraîne
à les suivre les yeux, mais l'uniformité du traitement de la
façade nous rend indécis sur le trajet que l'on doit suivre,
et finalement nous retient de suivre l'un plutôt que l'autre


étape D0-43 - Zaha Hadid (née en 1950) - projet pour un Centre d'art contemporain à Rome : devant
tous ces trajets qui partent dans tous les sens, notre regard s'affole,
ne sachant pas sur lequel poser plus particulièrement son
attention, n'y trouvant pas un trajet privilégié qui lui
servirait à organiser l'ensemble de la lecture
étape D0-43 - Zaha Hadid (née en 1950) - caserne des pompiers de Vitra en Allemagne - dessin conceptuel : on
est perdu, on ne sait où fixer notre regard, tellement de lignes
s'offrent à nous pour qu'on les suive. Toujours, quand nous
croyons pouvoir fixer de façon plus précise un endroit
particulier, les lignes de son dessin nous renvoient plus loin, vers
d'autres endroits, vers d'autres détails qui ne nous semblent
pas moins intéressants.
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liste des effets propres à ce paradoxe |