| tableau |
|
s14 1
- une trame uniforme est obtenue au moyen de plusieurs registres de formes très différentes qui ne se lisent pas de la même façon 2
- une forme est obtenue par l'addition, côte à côte, sans fusion plastique réussie, de parties très différentes entre elles et qui ne se
lisent pas de la même façon1 - cet effet s'appuie sur le paradoxe n° 14 2 - l'appui fonctionne à l'aide du paradoxe 3 - il s'organise au moyen du paradoxe 4 - il est noué par le paradoxe clef Justification du caractère synthétique de type identification dans le cas 1 : c'est parce que l'on cherche à les lire dans une même trame continue, que s'affrontent visuellement les différents registres de formes Justification du caractère synthétique de type lecture dans le cas 2 : l'effet d'étrangeté de la mise ensemble, de formes qui ne vont pas ensemble, implique que nous ayons simultanément à l'esprit le fait que les différentes parties sont combinées dans une seule et même forme et le fait qu'elles correspondent à des lectures trop différentes pour mériter d'être ainsi mises ensemble |
étape C0-31 dans la civilisation musulmane - Mchatta - décor de la façade (vers 744) : la
surface présente une allure uniforme, dans le sens où la
même densité d'ombre en creux sépare les formes en
relief qui génèrent ensemble une dentelle de pierre
continue. Mais, si l'ensemble présente ainsi une allure de
surface homogène et continue, on est aussi amené
ressentir la forte différence entre la forme des gros animaux
qui se lisent comme de larges aplats côte à côte, la
forme des tiges végétales qui se lisent comme des trajets
ondulants qui traversent toute la surface, et les grappes de feuillages
qui se lisent comme autant de détails ponctuels qui
parsèment le reste de la surface. Une même surface
continue regroupe ainsi différents types de formes que
l'autonomie du mode de lecture empêche de fusionner


étape D0-31 en Inde - piliers composites à Eléphanta (8ème après J.C) : chaque
pilier est très spectaculairement divisé dans sa hauteur
en deux parties très différentes, d'une part un tronc
parallélépipédique, d'autre part un tronc
cylindro-conique qui s'évase en tête en forme de
chapiteau. La compacité de l'ensemble ne fait pas de doute et
l'ensemble est donc bien perçu comme un seul pilier, mais notre
perception ne permet pas de lire le fût cubique de la même
façon que la partie cylindrique qui le surmonte, de telle sorte
que l'ensemble nous apparaît aussi comme l'addition
hétéroclite de deux morceaux très
hétérogènes entre eux. Un même pilier est
ainsi clairement formé de parties qui sont très différentes entre elles


| accueil |
liste des effets propres à ce paradoxe |