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a11 l'imbrication
ou l'accolement de multiples tracés autonomes, mais identiques ou de même
type, génère localement une forme unitaire à leur côté1 - cet effet s'appuie sur le paradoxe n° 10 2 - l'appui fonctionne à l'aide du paradoxe 3 - il s'organise au moyen du paradoxe 4 - il est noué par le paradoxe clef Justification du caractère analytique de type lecture : il faut choisir de lire la multiplication des tracés pour eux-mêmes, ou bien choisir de la lire pour la forme qu'elle génère à son côté |
étape C0-35 dans la civilisation musulmane (Turquie Seldjoukide) -
arc polychrome sur la porte de la Mosquée Ala ed Din à Konya (1220) : l'unité
de la grande ouverture en forme d'arc est immédiatement lisible.
Elle est générée par le tressage de deux
séries identiques mais décalées de petites
arcades, qui alternent pour venir tour à tour construire un
morceau du bord de cette grande arche. Nous pouvons considérer
le caractère multiple de ce tressage de deux manières :
soit nous considérons qu'il s'agit de deux grands tracés
continus mais autonomes interlacés, soit nous considérons
que chaque petit arc est une forme en lui-même, une forme qui se
répète de multiples fois tout autour de l'ouverture



étape C0-35 dans la civilisation musulmane - mihrâb de
la madrasa al-Firdaws à Alep (1235) - entrelacs en marqueterie de
marbre du tympan : comme dans l'arcade précédente, les
entrelacs viennent rebrousser chemin l'un après l'autre,
générant par la succession de leurs
extrémités une forme en arc bien lisible. Cette fois les
tracés ne sont pas identiques, mais ils sont de même type
et se comportent de la même manière, en venant s'accoler
localement pour dessiner l'arcade, puis en repartant ensuite pour
accomplir de libres virevoltes entrelacées


étape C0-35 en Occident - la fenêtre Est de la Lady Chapel à Ely (1373) : la
forme en ogive est générée par deux arcs
identiques qui se rencontrent, mais ces arcs sont d'échelles
différentes (à la fois par leur longueur et par leur
épaisseur), de telle sorte que nous ne pouvons pas les
considérer comme un tracé unique qui vient enclore une
ogive, mais que nous devons lire qu'un arc vient se contrebuter sur un
arc de plus grande taille, ce qui fait donc deux arcs bien autonomes
pour faire une seule ogive. Ce procédé se
répète d'ailleurs deux fois, un petit arc faisant une
petite ogive avec un arc plus grand, qui lui-même fait une ogive
encore plus grande avec l'un des arcs qui encadrent l'ensemble de la
verrière


étape D0-11 - décor mural de la madrasa al-'Attarîn à Fès (1323-1324) : de
multiples tracés autonomes s'imbriquent pour laisser entre eux, à
côté d'eux, une étoile bien régulière
dont l'unité et l'unicité sont soulignées par une
couleur orangée qui la distingue bien des tracés qui la cernent
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liste des effets propres à ce paradoxe |