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s7 ![]() une
même représentation continue se divise en parties qui
relèvent d'échelles de lecture contradictoires, de points
de vue perspectifs contradictoires, ou, de façon
générale, de lectures contradictoires![]() 1 - cet effet s'appuie sur le paradoxe n° 7 2 - l'appui fonctionne à l'aide du paradoxe 3 - il s'organise au moyen du paradoxe 4 - il est noué par le paradoxe clef Justification du caractère synthétique de type lecture : l'hésitation permanente entre diverses échelles de lecture ou entre divers points de vue perspectifs, implique que nous ayons simultanément à l'esprit les diverses alternatives et que nous soyons donc simultanément entraînés vers l'un de ces modes de lecture et retenus de l'adopter du fait d'un mode de lecture concurrent |
étape B0-25 - site du Mont Bégo - ligature d'un bovidé et d'un enclos (gravure sur rocher en plein air) : le
bovidé et l'enclos qui est branché sur lui sont dessinés
à des échelles qui sont incompatibles l'une avec l'autre. Si
on se laisse entraîner à lire l'image selon l'échelle
de tailles que suggère le bovidé, on en est aussitôt
retenu car l'enclos nous apparaît alors anormalement étriqué.
En sens inverse, si on se laisse entraîner à lire l'image selon
l'échelle que suggère l'enclos, on en est aussitôt retenu
car c'est alors le bovidé qui apparaît anormalement gigantesque

étape B0-12 - rhinocéros en troupeau à la grotte Chauvet : si
l'on regarde l'enfilade des cornes, notre regard est entraîné
à saisir toute la scène sous le même point de vue : une
perspective qui se dirige en biais vers la droite et qui fait rétrécir
les animaux vers le lointain. Mais cette vision ne fonctionne pas longtemps
et nous sommes retenus de la poursuivre, car nous constatons que les corps
relèvent eux d'un autre point de vue : une perspective qui se dirige
du bas vers le haut et qui fait s'agrandir les animaux vers le lointain.
Ces deux effets de perspective, différents dans leurs directions et
contraires dans leurs effets (l'un rétrécit, tandis que l'autre
grossit), se combattent mutuellement car ils s'appliquent aux mêmes
animaux. Puisqu'il s'agit des mêmes animaux, on ne devrait normalement
les voir que d'une seule et même façon. Quand nous commençons
à percevoir de l'une de ces façons nous sommes donc entraînés
à lire l'animal entier de cette façon là, mais nous
devons nous en retenir, car l'autre point de vue nous en empêche


étape B0-25 - site du Mont Bégo - ligature de poignard et de bucrane (gravure sur rocher en plein air) : grâce
à l'examen des dessins qui voisinent cette gravure, on peut lire qu'elle
est constituée d'une part d'un poignard (en noir à gauche), et d'autre part
d'une tête schématique de bovidé dont les longues cornes
viennent rejoindre le contour du poignard. Mais l'analogie des formes est
telle que l'on peut aussi bien lire l'ensemble comme un grand poignard dont
la pointe est ornée d'un dessin de poignard. Si on lit la grande forme
comme une tête de bovidé, alors surgit une incompatibilité
d'échelle entre celle du bovidé et celle du poignard noir qui
serait alors anormalement gigantesque, et si on lit la grande forme comme
un poignard, on ne sait plus où commencer la lecture du poignard,
puisque nous sont proposés deux manches décalés et incompatibles
entre eux
étape B0-25 en Égypte - le Sphinx de Guizèh (vers 2550-2500 avant J.C.) : faut-il
lire horizontalement un animal couché sur ses quatre pattes ou verticalement
un être humain dressé sur deux pieds ? Chaque fois que l'on
se laisse entraîner par l'un de ces modes de lecture, une partie de
la statue n'est pas correctement prise en compte, ce qui nous retient d'adopter
un mode de lecture plutôt que l'autre


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liste des effets propres à ce paradoxe |