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a14 plusieurs
modes de lecture contradictoires entre eux se font concurrence pour
aborder l'ensemble d'une même scène et chacun nous
entraîne à l'utiliser, chacune des parties de la
scène relevant simultanément de ces multiples
possibilités1 - cet effet s'appuie sur le paradoxe n° 14 2 - l'appui fonctionne à l'aide du paradoxe 3 - il s'organise au moyen du paradoxe 4 - il est noué par le paradoxe clef Justification du caractère analytique de type lecture : nous ne pouvons pas utiliser en même temps les différents modes de lecture qui se font concurrence, et nous devons donc choisir entre eux à tout moment. Nota : dans le cas où l'un des modes de lecture nous apparaît de prime abord dominant, il s'agit alors de l'expression s14 ![]() |
étape D0-11 en Occident - la Dame à la Licorne (fin 15ème) : on
peut lire l'espace de cette scène de deux manières. Soit-l'on
considère qu'il s'agit d'un espèce de rideau vertical régulièrement
parsemé de plantes et d'animaux, soit-l'on considère qu'il
s'agit d'une espèce d'île représentée en perspective,
située au milieu d'un champ perçu lui aussi en perspective.
Chacune des deux lectures possibles de la scène, frontale ou en perspective,
nous entraîne à la suivre. Mais les deux ont le même poids
visuel et se font constamment concurrence, de telle sorte que, finalement,
nous sommes retenus d'en suivre une tout à fait


étape B0-21 - taureau à Teyjat : deux
visions se combattent, celle d'une surface plane qui se poursuit indifféremment
du dessin qui est gravé dessus, et celle de la présence d'un
animal que l'on peut presque qualifier de "fantôme", évanescente
et transparente, mais se référant à une réalité
en trois dimensions, c'est-à-dire munie d'un volume incompatible avec
la réduction à une surface plane. Mais aucune des deux visions
ne convainc totalement, de telle sorte que nous hésitons sans cesse
entre les deux : devons-nous organiser notre perception pour parcourir une
surface plane, ou devons-nous l'organiser pour percevoir un corps qui se
dresse dans un espace en trois dimensions ? Les deux perceptions se chevauchent
en fait sur ce profil plan, profil qui en dit suffisamment pour nous entraîner
à voir un animal en trois dimensions comme dans la réalité,
mais dont la présence visuelle ne fait pas le poids par rapport à
l'omniprésence de la paroi plane, paroi plane qui tue cette perception
en trois dimensions dès même qu'elle commence à se former
étape D0-12 en Occident - un décor flamboyant à Rue (16ème) : quand
nous nous laissons entraîner à lire 2 formes de flammes dans
une poire, c'est que nous nous retenons de lire la forme unifiée de
cette poire. Et inversement


étape D0-12 en Occident - la rose sud d'Amiens (16ème) : nous
pouvons nous laisser entraîner à lire ensemble toutes les cosses du fait de leur similitude
de forme, mais leurs différences
de tailles nous propose une lecture différente qui les inscrit dans une hiérarchie d'échelles
qui les différencie les unes des autres


étape D0-13 en Occident - Louis-le-Vau (1612-1670) - la façade de Vaux-le-Vicomte (1657-1661) : les
redents successifs nous entraînent à les lire en une frise plissée
continue, mais la lecture des axes est également très présente
et elle nous retient de faire cette lecture, nous entraînant plutôt
à les lire comme autant de massifs verticaux décalés
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liste des effets propres à ce paradoxe |